À propos

Une maison de famille, une galerie d’aujourd’hui

Au 78 cours Georges Clemenceau, dans le triangle d’or bordelais, une devanture de marbre gris créée en 1949 arrête encore le regard. C’est là que la Galerie JAF accueille collectionneurs, curieux et professionnels — à deux pas de la place des Quinconces et des allées de Tourny.

Derrière les initiales JAF, il y a deux prénoms et une lignée : Jérémy et Antony Falck, cousins, troisième génération d’une famille qui, dès les années 1950, a fait du commerce des tapis anciens, des objets d’art et de la décoration un métier de regard. Ils reprennent le flambeau familial à partir de 2008. En 2016, ils fondent la société Galerie JAF et recentrent l’activité sur l’art moderne et contemporain : peintures, sculptures, dessins, signatures de maîtres et voix plus récentes.

La galerie n’est pas un simple lieu de passage. Les œuvres présentées sont choisies, cherchées, achetées. Ici, l’on peut regarder longtemps. Il n’y a aucune obligation d’acheter.

Les fondateurs

Antony Falck (né en octobre 1985) et Jérémy Falck (né en octobre 1986) sont gérants de la SARL depuis sa création. Leurs prénoms forment le nom de la maison. Ils travaillent ensemble, comme on tient un héritage : l’un et l’autre connaissent le stock, les artistes, les salles, le cours Clemenceau et, désormais, Antibes.

Ils n’ont pas inventé le goût de l’objet. Ils l’ont reçu, puis déplacé. Là où la génération précédente parlait tapis, ameublement, antiquités, ils parlent Buffet, Combas, Venard, Venet, abstraction lyrique et scène contemporaine. Le lieu, lui, n’a pas bougé : même adresse prestigieuse, même exigence de qualité, autre siècle d’images.

Leur ligne est claire. Proposer des œuvres d’une exigence réelle, à des prix qui vont du premier achat au grand nom. Un Max Rovira n’a pas la cote d’un Combas ou d’un Buffet ; la galerie assume cet éventail. La diversité n’est pas un défaut de sélection, c’est le point fort du catalogue.

Une histoire bordelaise

Dans les années 1950, la famille Falck s’installe dans le centre de Bordeaux, puis au cours Georges Clemenceau. Le quartier est celui des grandes artères, des hôtels particuliers, d’un commerce de luxe qui a toujours mêlé décoration et art de vivre.

Longtemps, l’œil Falck s’est exercé sur la matière : laine des tapis, bois, bronze, objet rare. Cette école-là — toucher, provenance, état, rareté — n’a pas disparu quand la galerie a basculé vers la toile et la sculpture contemporaine. Une peinture de Marfaing ou un arc de Venet se regardent aussi avec cette discipline : est-ce juste, est-ce tenu, est-ce que cela tiendra dans une collection ?

Galerie JAF naît officiellement le 1er février 2016, au RCS de Bordeaux. L’activité déclarée dit exactement le projet : commercialiser des œuvres d’art, concevoir des expositions, conseiller l’achat, constituer des collections pour les particuliers, les entreprises et les fondations.

Bordeaux et Antibes

Deux villes, deux lumières.

Bordeaux, 78 cours Georges Clemenceau : le siège, le triangle d’or, la maison historique. C’est là que se tient le cœur du fonds, au rythme des saisons et des accrochages.

Antibes, 24 cours Masséna : après des années de salons sur la Côte d’Azur, l’ouverture s’est imposée. À cent mètres du musée Picasso, dans la région de Matisse, Renoir et Chagall, la galerie s’adresse à un public qui connaît déjà la peinture. Le Midi n’est pas une vitrine de vacances ; c’est un second atelier d’exposition, pensé pour les sculptures et les toiles qui demandent le jour du Sud.

D’une rive à l’autre, le catalogue reste le même : une collection détenue, montrée, racontée.

Une vision

Un lieu. Une vision. Une œuvre.

La Galerie JAF croit qu’une collection se construit par le regard, pas par la précipitation. Elle accompagne l’acquisition, estime, expertisé avec discrétion, et propose aux professionnels la location d’œuvres pour un bureau, un hall, un événement.

Les artistes que l’on croise dans ses salles dessinent un territoire cohérent, du XXe siècle à aujourd’hui : Bernard Buffet, Robert Combas, Claude Venard, Fernand Léger, Marc Chagall, Joan Miró, Arman, César, Bernar Venet, André Marfaing, Gérard Schneider, Hans Hartung, Jean Miotte, Olivier Debré, Fabienne Verdier, Erró, Guillaume Cavalier, Foncky Two, Somsak Hanumas, Deepa Khanna Sobti, Christian Lapie, Antoniucci Volti… Combas, a-t-on écrit, est longtemps resté « le chouchou » de la maison. Autour de lui, l’abstraction lyrique et le geste tiennent autant de place que la figuration.

Ce n’est pas un musée. C’est une galerie qui assume le commerce — et qui veut que le commerce reste une conversation.

Ce que nous faisons

Conseil en acquisition. Choisir une œuvre, c’est choisir une présence pour des années. Nous aidons à formuler ce que l’on cherche : un premier tableau, un renforcement de collection, une pièce pour une fondation.

Estimation et expertise. Analyse de la valeur, de l’état, de la place d’une pièce dans l’œuvre d’un artiste — avec la réserve qui s’impose : une notice en ligne n’est pas un certificat.

Expositions et manifestations. Conception, accrochage, animation. La galerie n’est pas seulement un stock ; c’est un rythme de présentations.

Location. Pour les entreprises et les lieux qui veulent un art vivant sans immédiateté d’achat.

Vous pouvez entrer, regarder, poser une question. L’œuvre est là. Le reste se discute.