Robert Combas est l’une des figures majeures de la Figuration libre, née au début des années 1980 en réaction à l’abstraction froide et au conceptualisme. Avec Di Rosa, Blanchard ou Boisrond, il ramène la peinture vers le récit, la bande dessinée, le rock, l’érotisme et l’humour gros. Autodidacte de tempérament, il remplit la toile jusqu’aux bords : personnages hérissés, textes peints, couleurs criardes, violence joyeuse. Son « cavalier » n’est jamais un motif noble de tapisserie ; c’est un héros de cour de récré et de mythologie personnelle.
Trois corps occupent tout l’espace, comme un groupe de rock ou une sainte conversation dégénérée. Chacun existe par l’excès : bouche, main, attribut. L’œuvre parle de communauté bruyante, de représentation collective. Chez Combas, on n’est jamais seul longtemps ; dès qu’il y a trois figures, il y a déjà un spectacle, une alliance et une bagarre.
Les groupes — musiciens, soldats, amants — reviennent sans cesse. Combas pense en bandes, pas en portraits isolés. Un trio permet le jeu des regards, la jalousie, la fanfare.