Peintre autodidacte niçois, souvent rattaché à l’esprit de l’École de Nice. Formé par la pratique intensive et par son passage auprès de figures du Nouveau Réalisme (notamment comme assistant de Jean Ferrero), il développe un langage figuratif coloré, narratif et symbolique. Ses toiles mêlent foule festive, visages expressifs et motifs méditerranéens (soleil, palmiers, carnaval).
Qu’il s’agisse d’une toile encore tumultueuse des années 1960 ou d’un aplat plus dépouillé des années 1970, le propos reste le même : faire naître la lumière du contraste du noir mat et du blanc. Le spectateur n’est pas invité à reconnaître un motif, mais à éprouver une tension silencieuse, presque spirituelle, entre plein et vide.
Sans titre ni date précise dans l’inventaire, l’œuvre relève du même corpus : Marfaing travaillait chaque toile avec obstination, en série de « sans titre » distingués seulement par le mois et l’année.