Une famille et une Loire
Neveu de Michel Debré, Olivier Debré étudie l’architecture aux Beaux-Arts avant de se donner à la peinture. La Loire, Touraine et Anjou, devient son climat intérieur. Il n’imite pas le fleuve : il en fait des « signes-paysages », vastes plages colorées où l’émotion d’un lieu passe sans description. Moins théâtral que Mathieu, moins noir que Soulages, il cherche une respiration.
Du chevalet au rideau d’opéra
Debré peint l’hiver en blanc-bleu, l’été en ocre, le soir en rouge. Blanc Bleu d’hiver (54 × 73 cm) de votre inventaire est un format intime ; à l’opposé, il crée d’immenses rideaux pour Hong Kong, Shanghai, l’Opéra de Shanghai. Il représente la France à la Biennale de Venise, enseigne aux Beaux-Arts. La couleur n’est pas décorative : elle est température et durée.
Une abstraction climatique
Mort en 1999, Debré a laissé une œuvre aujourd’hui très présente en musée et en vente. Elle offre, dans une collection, le silence après Combas ou Erró : un hiver, une rive, une lumière sans anecdote.