« Je peins pour moi. Si cela plaît à d’autres, tant mieux. »

NOM

Hans Hartung

DATES

Né le 21 septembre 1904 à Leipzig — mort le 7 décembre 1989 à Antibes

NATIONALITÉ

allemande, puis française

DISCIPLINE

abstraction lyrique, art informel

BIOGRAPHIE

Une jeunesse allemande, une guerre française

Hans Hartung naît à Leipzig, étudie philosophie et histoire de l’art, puis la peinture à Dresde et Leipzig. Très tôt, il raye, tache, abstrait. L’arrivée du nazisme le pousse vers Paris. Il s’engage dans la Légion étrangère, est blessé, amputé d’une jambe. Naturalisé français après-guerre, il devient l’un des piliers de l’abstraction parisienne, Prix de Venise en 1960.

De la griffe à l’outil

D’abord griffures d’encre et huiles sombres, Hartung invente ensuite une véritable orchestre d’outils : brosses, scyllas, pistolets, peignes, branches. Les toiles des années 1960-1980, souvent titrées d’une lettre et d’un numéro (T 1962-E3), sont des champs d’énergie. Il s’installe au bas d’Antibes, dans une villa-atelier conçue avec Anna-Eva Bergman, devenue fondation.

Un classique du geste

Hartung meurt en 1989. Son influence sur Schneider, Soulanges, la peinture gestuelle européenne est immense. Moins « noir exclusif » que Marfaing, plus graphique que Debré, il a fait du signe une tempête mesurée.

Oeuvres les plus connues

T 1949-5 ; toiles griffées des années 1950 ; T 1962-E3 ; grandes toiles au pistolet des années 1960 ; P 1960-39 ; œuvres de la Fondation Hartung-Bergman ; lithographies ; toiles d’Antibes des années 1980 ; compositions « T » numérotées ; encres de jeunesse.