De la finance à la toile
Deepa Khanna Sobti grandit en Inde, fille d’officier, changeant de ville tous les deux ans. Elle obtient un MBA finance, travaille une décennie dans la banque, puis abandonne cette carrière vers 2000. Sans formation artistique académique, elle commence à peindre en 1999. Un hasard — une inconnue rencontrée dans un café, organisatrice de foire — déclenche sa première exposition à Singapour, puis Londres. La suite s’accélère : prix, biennales, Salons d’Automne à Paris, invitation à Venise.
Peindre et écrire la même enquête
Elle n’utilise que l’huile et le couteau, en empâtements contrastés. Depuis 2012, elle écrit un poème original pour chaque tableau ; les deux se montrent ensemble. Les Stock numérotés de votre inventaire et The Freedom relèvent de cette recherche : corrosion, érosion, lumière contre ombre, « ce que la réalité est vraiment » hors du conditionnement. Elle reverse une grande part de ses ventes à des associations.
Une abstraction spirituelle contemporaine
Prix Royal Arts à Londres, sélections à Chianciano, Berlin, Grand Palais : sa cote institutionnelle grandit sans qu’elle raconte une école française. Son abstraction n’est pas un style de marché ; c’est, dit-elle, une investigation de l’esprit. D’où des titres qui parlent d’être, de pulsation, de liberté plutôt que de paysage nommé