« Si je crée avec mon cœur, à peu près tout fonctionne ; si c’est avec ma tête, presque rien. »

NOM

Marc Chagall

DATES

Né le 7 juillet 1887 à Vitebsk — mort le 28 mars 1985 à Saint-Paul-de-Vence

NATIONALITÉ

russe, puis française (1937)

DISCIPLINE

peinture, vitrail, mosaïque, tapisserie, lithographie (onirisme, mémoire juive, École de Paris)

BIOGRAPHIE

Du goudron à Vitebsk, puis la couleur Marc Chagall grandit dans une famille juive hassidique de Vitebsk, Empire russe. Il passe par l’atelier de Yehuda Pen, puis Saint-Pétersbourg et Léon Bakst. En 1911, une bourse l’amène à Paris, à La Ruche. Il prend au cubisme et au fauvisme ce dont il a besoin, sans jamais céder la figure. La guerre le retient en Russie. Il épouse Bella Rosenfeld, dirige un temps les Beaux-Arts de Vitebsk, décore le Théâtre juif de Moscou. En 1923, il quitte définitivement la Russie.

Le monde à l’envers, et la Bible De retour à Paris, Vollard lui commande Gogol, La Fontaine, puis la Bible. Les amoureux flottent, le violoniste marche sur les toits, Vitebsk revient comme un alphabet. En 1937, il devient français ; Vichy lui retire la nationalité. Exil à New York, mort de Bella en 1944. Après-guerre, le rêve change d’échelle : plafond de l’Opéra de Paris, vitraux, mosaïques, tapisseries.

Une œuvre jusqu’au bout Chagall s’installe à Saint-Paul-de-Vence. Le musée national Marc Chagall ouvre à Nice en 1973. Il refuse d’être seulement « surréaliste » : le merveilleux, chez lui, vient de la mémoire et de la couleur, pas d’un manifeste. Il meurt le 28 mars 1985, après une dernière séance de lithographie.

Oeuvres les plus connues

Moi et le village (1911) Autoportrait aux sept doigts (1912) Hommage à Apollinaire (1912-1913) Paris par la fenêtre (1913) Au-dessus de la ville (1914-1918) La Promenade (1917-1918) Le Violoniste vert (1923-1924) La Crucifixion blanche (1938) Plafond de l’Opéra Garnier (1964) Vitraux de la synagogue Hadassah, Jérusalem (1962) Vitrail Peace, ONU, New York (1964)