« La Figuration libre, c’était d’abord la liberté de peindre ce qu’on voulait, comme on voulait, sans demander la permission. »
La peinture contre le silence conceptuel
Robert Combas grandit à Sète, étudie à l’École des beaux-arts de Montpellier. Au début des années 1980, avec Di Rosa, Blanchard, Boisrond, il lance la Figuration libre : retour du récit, de la BD, du rock, du sexe, du texte peint, contre l’abstraction froide et le conceptualisme. La toile est saturée jusqu’aux bords. Le « mauvais dessin » devient une arme.
Un théâtre populaire
Cavaliers, madones, sœurs, musiciens, batailles, Christ : Combas pille l’histoire de l’art et la culture de masse. Entourez votre cavalier, Les mains de ma sœur, Madone, Trio de roicos de votre collection sont typiques de ce théâtre. Il expose très tôt à Paris, New York, Tokyo. La critique a pu le trouver trop bruyant ; le public et le marché, non.
Une œuvre encore en guerre joyeuse
Combas continue de peindre beaucoup, d’écrire sur la toile, de mélanger tendresse et grotesque. La Figuration libre est entrée dans les musées. Son art affirme que la peinture peut encore raconter, crier et rire en même temps.